Anecdotes, Art pop

L’art du monochrome

Attention aux sensibles de l’abstrait, cet article risque de vous faire changer d’avis. Car nous parlerons en effet du fameux monochrome, ou l’art de faire une œuvre d’art avec une unique couleur.

 

Faire un monochrome blanc, c’est parfois peindre une toile blanche avec de la peinture blanche. Quel est l’intérêt nous direz-vous ? Et pourquoi pas, pour faire rire ? Certains salons étaient même les spécialistes. Prenez le Salon des Arts Incohérents de la fin du XIXe siècle par exemple et sachez que les œuvres qu’il exposait étaient considérées comme une « rigolade sans méchanceté » selon le créateur, Jean Lévy.

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Certains artistes de l’époque n’étaient effectivement pas pris au sérieux, à l’instar d’Alphonse Allais et son œuvre Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige.

 

Et pourtant, le monochrome a bel et bien fini par être considéré à sa juste valeur. C’est-à-dire comme une œuvre d’art. C’est notamment Kasimir Malevitch qui créa la rupture et éleva le rang du monochrome avec son œuvre Carré blanc sur fond blanc.

 

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Et oui, pour les déçus, sachez qu’il en existe maintenant de toutes les couleurs. Et certains artistes vont même jusqu’à créer de nouvelles couleurs. C’est le cas d’Yves Klein et son bleu. Entre 1955 et 1962, Klein a réalisé environ 194 monochromes. Rien que ça ! Et pour les plus curieux, l’œuvre IKB 3, crée en 1960, est maintenant visible dans les couloirs du Centre Pompidou à Paris.

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Pour les sensibles de l’abstrait qui sont tout de même restés jusqu’au bout de l’article, vous pouvez toujours tenter votre chance avec un nouveau rouge ou vert ou … À vous de voir.

Si vous voulez savoir ce que signifie Bonnardiser, c’est ici, effectivement, ceci n’a aucun rapport, mais pourquoi pas ?