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5 anecdotes sur notre célèbre Mona Lisa.

Comme chaque jeudi, la rédac’ vous propose de découvrir 5 anecdotes sur une œuvre majeure de l’Histoire de l’Art.
Aujourd’hui, on s’attaque à du lourd, à celle qui n’a pas fini de charmer et d’interroger tout passionné d’art… La Joconde.

1. Petit point sur Léonard De Vinci

Francesco Melzi – Portrait of Leonardo

Peintre, sculpteur, ingénieur, architecte, scientifique et inventeur, Léonard de Vinci (1452-1519) a plusieurs flèches à son arc. Il ne réalisa pas beaucoup de tableaux, mais de nombreux dessins et carnets de notes, mêlant précision scientifique et imagination et illustrant un beau panel de créations et de sujets comme la géologie, l’anatomie, la gravitation ou encore l’optique.
De toutes ses créations, nous parlerons de la plus célèbre, protégée derrière une vitre à l’épreuve des balles, admirée chaque jour par des milliers de visiteurs…

Arrêtons ce suspense inutile : La Joconde.

Inspirant des poètes, des histoires, des questions ou encore des clips (comme celui de Jay-Z et Beyonce), ce n’est pas aujourd’hui que La Joconde s’arrêtera de faire rêver.

2. Qui est-ce ?

La Joconde, une peinture de Léonard de Vinci – Entre 1503 et 1506

L’identité du modèle reste encore inconnue. Cependant, des indices, comme l’édition de « ses Vies d’artistes » de 1550, Vasari nous apprend que « Léonard se mit à peindre, pour Francesco del Giocondo, le portrait de Mona Lisa, son épouse. »
Est-ce elle ?
Est-ce Isabelle d’Estre, duchesse de Mantoue ? Est-ce une maîtresse d’un membre de la famille des Médicis ? Ou est-ce tout simplement la femme du boucher du coin de la rue ?
Le mystère reste entier.

3. Tant de questions sans réponse.

Son sourire a fait couler beaucoup d’encre. Inquiétant, il a troublé plus d’un écrivain. Apprécie-t-elle seulement les musiciens loués par le peintre pour la distraire ?

La (presque) bonne nouvelle, c’est que ce sourire singulier n’est pas particulier à la Joconde, on le retrouve sur la plupart des visages de Vinci, comme la Vierge aux Rochers ou encore la Sainte Anne.
Mais attention, après une longue investigation, on a trouvé le rôle du sourire. Accrochez-vous bien, ça va secouer.
Regardez bien le paysage derrière Mona. Alors que la partie de gauche représente un lac, celle de droite semble représenter des montagnes.
C’est le sourire qui fait alors le lien entre le lac et les montagnes, le sourire de La Joconde se lève côté montagne, la transition entre les deux parties est alors possible par le sourire de notre belle.

Ça, c’était du lourd.

Et ses mains ?
Au XVIe siècle, les mains sont un des aspects les plus importants de la beauté féminine. Pourquoi ne sont-elles pas longues et fines ?

Bref, là, on n’a pas de réponse. Mais, pas de panique, il y a pleins de gens qui sont dessus. Est-ce un homme, une femme… Le suspense est à son comble.

4. Le Sfumato, kesako ?

« Sfumato » signifie « fumée » en italien. C’est la touche perso de notre artiste qui, pour peindre les ombres et les effets de tons, donne un aspect doux et brumeux à ses tableaux grâce à une superposition de couches de couleurs transparentes. 

5. Pas de sourcils

Elle n’aurait pas un peu abusé avec la pince à épiler notre Mona pour ne plus avoir de sourcils ?
La plus probable des hypothèses, c’est qu’au fil du temps, les traits se sont effacés par un nettoyage trop vigoureux du tableau lors d’une ancienne restauration, ou bien une peinture qui s’est éclaircie avec le temps.

6. Bonus

Quelle ne fut pas notre surprise quand nous avons découvert que « Mona Lisa » pouvait également s’écrire « Monna Lisa ».
Et bien sachez que « Monna » est la contraction de madonna qui signifie « Madame » en Italien. (aucun rapport avec la chanteuse, mettons-nous d’accord.)