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Arachnophobes, passez votre chemin ! Louise Bourgeois

« J’aime l’araignée (…) parce qu’on (la) haït. » disait Victor Hugo.   Quelle drôle d’idée… Sincèrement, qui aime les araignées (pour de vrai) ? Ça se glisse dans les fissures, les planchers, et ces petites vicieuses attendent que nous soyons au pays des rêves pour nous mordre. Alors franchement, hormis peut être Gipsy (et encore) les araignées, on dit non ! Du coup, on vous prévient, cet article est digne d’un film d’horreur.

Mais quel est le rapport avec l’art nous direz-vous ? La réponse est simple : Louise Bourgeois.

Louise Bourgeois

Louise Bourgeois, Maman, 1999, acier inoxydable, Zurich

 

En 1999 la sculptrice créé une série d’araignées. Déjà une, on était en panique, alors là on vous explique pas ! Il en existe plusieurs et la plus grande, appelée Maman, mesure dix mètres de haut, dix mètres de large, et pèse onze tonnes. Autant vous dire que votre pantoufle n’a aucune chance face à ça. Mais ce n’est toujours pas terminé : cette gigantesque arachnide est enceinte, nous pouvons apercevoir ses œufs dans une poche sous son abdomen.

 

Louise Bourgeois, Maman, 1999, acier inoxydable, Zurich (détail)

 

Bon, il est tant maintenant de vous rassurer : les œufs sont en marbre, la poche grillagée et la bête en acier et en bronze. Ouf ! Ce ne sont que des œuvres d’art. Dans cette création, Louise Bourgeois s’inspire de son enfance et souhaite symboliser l’amour maternel. L’araignée n’est donc pas un objet de dégoût mais plutôt une figure maternelle, tendre et rassurante. Elle sécurise avec son cocon de soie et protège ses petits. Vous respirez maintenant ?