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LES 5 INFOS SUR LA PLUS CÉLÈBRE DES ŒUVRES RÉVOLUTIONNAIRES

Nous sommes jeudi, et le jeudi c’est raviolis révolution ! Et qui dit révolution dit « La Liberté guidant le peuple » de notre cher Eugène Delacroix. La rédac’ vous propose de (re)découvrir ce tableau à travers cinq anecdotes. Prêts ? Alors en avant bataillons !

Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre

 

  1. Des poils et des seins

On ne peut commencer à parler de cette œuvre sans mentionner la représentation de cette femme, allégorie de la Liberté et devenue figure de la Révolution française de 1830. Elle porte le bonnet phrygien et tient le drapeau tricolore, symboles de la République française. Elle s’impose comme celle qui rassemble les troupes, qui ouvre la marche des révolutionnaires. Elle guide le peuple vers la République et donc vers la liberté. Si aujourd’hui, cette figure est devenue un symbole de la Révolution française, il n’en a pas toujours été le cas. Lorsque Delacroix a présenté son œuvre, celle qui aujourd’hui est une icône nationale a été vivement critiquée. Beaucoup de critiques n’ont pas supporté que la République puisse être représentée par une femme, qui plus est seins nus et poilue sous les bras, ce qui lui a valu de doux noms d’oiseaux tels que « poissarde », « fille publique » ou encore « faubourienne ». (Charmant, comme vous dites !)

 

  1. Images de la France, de Paris

Si vous n’en étiez pas encore certains, on vous confirme que cette scène se déroule bel et bien en France et plus précisément à Paris. (On se doute qu’on ne vous apprend rien et que vous aviez compris tout cela tout seuls mais dans le doute, on vous le dit quand même) ! Hormis le drapeau français, Delacroix a peint en arrière-plan à droite la ville de Paris. On distingue parfaitement les tours de Notre Dame au loin. Paris semble sortir de la poussière et de la fumée des canons. Cela apporte à la valeur historique de l’œuvre, puisque rappelons que ces trois jours de la Révolution de Juillet se sont déroulés dans l’actuelle ville de l’amour (pas si évident à dire quand on regarde le tableau de l’artiste)

 

  1. Gavroche, c’est toi ?

Aux côtés de notre révolutionnaire se trouve un jeune garçon, pistolets en mains, prêt à en découdre avec l’ennemi. Par cette figure enfantine, on peut voir l’idée que toutes les générations se rassemblent pour lutter contre Charles X et son régime. Mais ce petit garçon ne vous fait-il pas penser à quelqu’un ? Si je vous dit que « c’est la faute à Voltaire » ça vous parle ? Et oui, on parle bien du petit Gavroche, personnage incontournable des Misérables de Victor Hugo. Ce dernier, grand amateur de l’art de Delacroix se serait directement inspiré du personnage du tableau pour créer celui qui deviendra la figure de la rébellion des Misérables.

 

  1. Eugène Delacroix, révolutionnaire ?

Delacroix n’a pas directement assisté à l’événement qu’il peint. Il n’était pas un révolutionnaire « actif ». Il a lui-même dit « bien que je n’aie pas combattu pour mon pays, j’ai au moins peint pour lui ».  Certains reconnaissent chez l’homme à gauche du tableau, portant un chapeau haut de forme, un autoportrait de l’artiste. Il prend donc part, indirectement, à cette rébellion. Il reçut même la Légion d’Honneur pour avoir peint cette toile. Seulement, la situation du peintre est plus complexe. A une époque où les régimes changeaient assez régulièrement, il s’avère que le peintre avait des amis dans les deux camps. Il s’entendait plutôt bien avec Charles X, roi contre lequel le peuple s’est levé mais aussi avec Louis Philippe, son principal opposant. Il est resté très vague sur ses opinions politiques et nous n’en sauront pas plus puisque qu’évidemment, il est un petit peu trop tard pour le lui demander.

 

  1. AE911

Non non, rassurez-vous, nous n’avons pas inventé un langage secret à la rédac’ ! Ce « AE911 » fait écho à un autre épisode de rébellion, survenu en 2013 à Lens (vous savez, cette petite ville minière du Nord, surtout connue pour son architecture flamboyante le RCL). Beaucoup moins glorieux, cet épisode s’est déroulé au Louvre Lens, où une jeune femme s’est improvisée artiste en inscrivant « AE911 » en bas du tableau, apparemment en référence à une théorie du complot du 11 septembre (ne vous inquiétez pas, nous aussi on ne comprend pas trop l’idée). Heureusement, plus de peur que de mal, son stylo étant de piètre qualité, tout cela a été effacé, ni vu ni connu ! Et oui, n’est pas Delacroix qui veut !

 

  1. Parodies

Cette toile de Delacroix semble avoir réveillé l’esprit créatif de beaucoup d’entre nous, puisqu’elle a été parodiée bon nombre de fois !

Petit florilège, juste pour le plaisir.

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