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L’automne est là !

Ca y est ! La saison des plaids, des chocolats chauds et des feuilles mortes commence. Quoi de mieux pour vous accompagner dans cette douce période, où la nuit tombera à 17h (on sait, nous aussi on pleure) que de vous parler de Guiseppe Arcimboldo.

 

Guiseppe Arcimboldo est à l’origine d’une série de quatre tableaux. Chacun est un portrait de profil, constitué d’éléments spécifiques à la saison qu’il représente. Si le printemps est constitué de jolies fleurs colorées, l’hiver, lui, est plutôt composé de racines et de lierre.

Guiseppe Arcimboldo, L’Automne, 1573

 

Le portrait représentant l’automne est constitué des éléments phares de la saison. Le buste de l’homme est caractérisé par un tonneau en bois. Son visage est principalement réalisé à partir de fruits et légumes d’automne comme la courge, la poire, les champignons, les châtaignes etc.  Il est couronné de raisin, parce qu’entre nous, rien de mieux pour survivre à cette période de plus en plus froide que de boire un bon verre de vin au coin du feu !

 

Arcimboldo était le portraitiste de la cour de Prague, et à travers ces quatre portraits il a représenté la suprématie des Hasbourg. Ces quatre têtes sont en quelques sortes l’écho du monde, avec l’idée de l’abondance des sols, de la terre. Ces tableaux peuvent aussi représenter l’idée du temps qui passe. Si l’on regarde bien, le printemps représente un personnage jeune, dans la fleur de l’âge, puis l’été un homme plus mûr. L’automne semble montrer un homme plus mature, et l’hiver un homme bien plus âgé, les racines faisant écho aux marques de l’âge sur le visage et le corps.

Guiseppe Arcimboldo, Le Printemps, 1573

 

Guiseppe Arcimboldo, L’Hiver, 1573

Arcimboldo a très longtemps été perçu comme un peintre « étrange », réalisant des bizarreries un peu grotesques. Il sera alors peu à peu oublié puis redécouvert par les surréalistes qui le remettront au goût du jour. Aujourd’hui, ces quatre tableaux connaissent un succès important et sont d’ailleurs exposés au Musée du Louvre.

Guiseppe Arcimboldo, L’été, 1573

 

Bon, et bien maintenant que vous avez une idée des fruits et légumes de saison, on vous laisse courir chez le primeur d’à côté afin de réaliser un potage à la Arcimboldo ! (est-ce qu’on viendrait pas de lancer un concept là ?)