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La chouette de Dijon !

Vous nous connaissez maintenant, à la rédac’ on aime bien vous partager nos petits coups de coeur perso.

C’est très souvent super intéressant. Mais parfois ça l’est moins.
Aujourd’hui on laisse la parole à notre dijonnaise préférée, vous inquiétez pas, ça va passer vite. #taquinetadijonnaise !

Certains diront qu’elle ne ressemble à rien, d’autres diront qu’il s’agit de l’oeuvre phare de la ville de Dijon, mais en réalité, que représente vraiment cette petite chose, nichée au coin de l’église Notre-Dame ?

Caresser la chouette de Dijon, c’est LE moment incontournable de la visite de chaque touriste qui se respecte (avec l’achat du pot de moutarde of course). Louper la chouette, c’est comme aller à Paris et oublier de prendre une photo devant la Tour Eiffel ; impensable. D’ailleurs, pour être sûr de ne pas passer à côté, il existe le “Parcours de la Chouette”, qui permet de découvrir tous les lieux incontournables de la ville, jusqu’à arriver devant l’oiseau de pierre, rue de la… devinez… et oui : rue de la Chouette ! (too much vous dites ?)

Une fois cette fameuse chouette devant les yeux, beaucoup d’interrogations se posent. Questions auxquelles nous allons essayer de répondre.
Déjà, pourquoi une chouette ? Soyons honnêtes, l’identification de la sculpture comme étant une chouette n’est pas des plus évidente aujourd’hui… Mais on pardonne, car elle est présente sur le contrefort de la chapelle de Notre-Dame de Dijon depuis le début du 15e siècle. Sa présence à Dijon se justifie de plusieurs sortes. Pour certains, elle fait référence à Athéna et sa sagesse, pour d’autres elle serait l’image du Saint-Esprit, et d’autres encore y voient la signature d’un des maîtres d’oeuvres de l’église, Monsieur Chouet (Chouet, Chouette, vous comprenez l’idée ?). Mais rien ne permet de donner une explication véridique sur la présence de l’animal dans la ville des Ducs de Bourgogne.

Alors, pourquoi est-elle devenue incontournable ? Et bien, c’est en 1677 qu’elle se transforme en véritable culte. Selon la légende, un fantôme aurait hanté l’église Notre-Dame, attirant les fidèles et les curieux à caresser la chouette pour se protéger des esprits. Dès lors, le petit animal nocturne est devenu bien plus qu’un mythe. Il se présente comme l’emblème de la ville de Dijon. Tout dijonnais de souche sait qu’il faut caresser la chouette de la main gauche, main du coeur (et surtout pas la droite, gare aux malheurs) pour voir ses souhaits réalisés, sans croiser le regard de la salamandre qui se cache non loin de là sur la façade, qui elle, se fera un malin plaisir à annuler votre souhait.

Alors, imaginez toutes les mains que cette chouette a vu s’approcher. Il n’est pas nécessaire de faire le calcul du pourcentage de mains gauches dijonnaises, ajoutées aux mains gauches touristiques, sans oublier les quelques mains droites téméraires pour comprendre que son aspect actuel est dû à son usure et aux millions de caresses qu’elle a eu la chance de recevoir. Aujourd’hui, un éternel débat existe sur le futur de la petite sculpture entre les dijonnais attachés à l’oeuvre et les dijonnais attachés à la tradition : faut-il la préserver et interdire aux gens de la caresser ou faut-il continuer à lui laisser son aspect mystique, en prenant le risque de la voir se dégrader de plus en plus ?

Aucune réponse n’a pour l’heure été donnée, et elle continue donc de faire le plaisir à la fois des dijonnais et des touristes.
Alors, je n’ai qu’un conseil à vous donner, courez à Dijon pour caresser à votre tour ce petit animal. Dès lors, tous vos voeux seront réalisés ! C’est quand même chouette, non ? (C’est vrai, elle était facile mais si tentante !)