Insolite

Fixez vos prix !

C’est top les lundis, on retrouve nos collègues, notre boulot et notre réveil tant aimé.
Le lundi, on quitte notre dimanche, nos barbecues ensoleillés ou nos repas de famille autour d’une raclette.

Attendez deux minutes…

 

Mais oui… Vous avez raison, c’est nul le lundi !

Le point positif, c’est que c’est l’heure de l’anecdote de Museum !

Selon certains historiens (et commencer une histoire comme ça, ce n’est pas toujours bon signe…), Van Gogh vendit un seul tableau de son vivant : « La Vigne Rouge ».
Peint en 1888, Van Gogh le vendit pour 400 francs (60 euros pour les plus jeunes).
Aujourd’hui, c’est le Musée des Beaux-arts Pouchkine à Moscou qui a la chance de posséder ce tableau considéré comme l’un des plus précieux du monde.

Van Gogh ne doit pas en dormir sur ses deux oreilles…

 

Ps : N’oubliez pas la soirée Spéciale Van Gogh demain !!!

Mais la vraie question dans tout ça, c’est comment faire pour fixer le prix d’une œuvre ?

On parlera plus tard de la côte d’un artiste. Car vous l’aurez compris, le nom d’un artiste joue beaucoup sur le prix d’un tableau.
Comme le montre l’exemple de Piero Manzoni qui a vendu de la « merde d’artiste » des millions. Mais on y reviendra plus tard.

 

Revenons à nos moutons.
Si vous voulez vendre vos tableaux, ou bien en acheter un, retenez ces quelques critères :

#1 Le coût du matériel :

Ça paraît logique, un tableau peint avec du sang de licorne coûtera sûrement plus cher que celui fait avec de la peinture trouvée au rayon enfant de votre super marché.

#2 Le format :

Lorsque vous débutez ce critère joue beaucoup, même si il reste très variant.
En effet, une mouche pourrait faire une toile de grand-maître à son échelle alors qu’un géant peut réaliser une croûte gigantesque. C’est pourquoi le critère suivant est très important.

#3 La qualité visuelle :

Attention, on ne peut définir ce qui est beau de manière objective. Votre grand-mère et ses assiettes accrochées au mur n’a sûrement pas les mêmes goûts que vous…
Cependant la justesse du dessin, l’harmonie des couleurs et la composition peuvent être mesurés.
N’essayez pas de masquer vos erreurs par un « oui, oui, c’était volontaire », les professionnels voient les effets volontaires.

#4 Le marché :

Si vous débutez, il vaut mieux commencer par des prix bas et les augmenter plus tard. Et non l’inverse.
De plus, fixez vos prix en fonction de votre environnement. Entre pairs ou New York, les prix sont bien différents !

#5 Votre technique :

Une peinture à l’huile sera toujours plus chère qu’un pastel ou qu’une aquarelle. Ne cherchez pas, c’est la vie. Aussi bien que le marbre sera plus cher que la céramique ou la terre de votre jardin.

#6 Le temps de travail :

Ce critère n’est pas le plus important. Bien évidemment, si vous réalisez une œuvre en 895 jours, 14 heures, 56 minutes et 42 secondes, vous pouvez augmenter le prix.
Cependant, certaines œuvres abstraites demandent beaucoup moins de temps et son beaucoup plus chères. Une arnaque artistique.

#7 Le sujet choisi :

Réaliser une boule de bowling noire dans une pièce noire sera plus simple qu’un champignon dans une forêt arrosée par la rosée du matin. Mais ça, on ne vous l’apprend pas.

#8 Votre culot :

On ne sait jamais, sur un mal entendu, ça peut passer.

À lundi prochain pour une nouvelle anecdote !